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Apocalypse XXI, selon Saint Jean
L’apôtre Jean la décrit descendant du ciel: « Puis je vis un ciel nouveau, une terre nouvelle, car le premier ciel et première terre ont disparu, et de mer, il n’y en a plus. Et je vis la Cité Sainte, Jérusalem nouvelle, qui descendait du ciel, de chez Dieu. »
Les fondations du rempart de la cité sont parées de toutes pierres précieuses. La première fondation, jaspe. La deuxième fondation, saphir. La troisième, calcédoine. La quatrième, émeraude. La cinquième, sardonyx. La sixième, sardoine. La septième, chrysolithe. La huitième, béryl. La neuvième, topaze. La dixième, chrysoprase. La onzième, hyacinthe. La douzième, améthyste.
Croyances et légendes se rapportant à chacune des douze pierres
Le jaspe est un agrégat de quartz multicolore, selon la tradition on accordait au jaspe la première place dans le ciel, c’est la pierre du point cosmique du printemps, le début de l’année pour les sages anciens.
Le saphir est un corindon, bleu, vert, jaune, ou violet, oxyde d’aluminium dont les substances colorantes sont le fer et le titane. Cela fait des siècles que le saphir est une pierre très appréciée. Depuis le sixième siècle les cardinaux portent un saphir bleu ciel à la main droite. Dans la cathédrales d’Aix la chapelle Dieu porte un saphir. Aucune autre pierre n’était plus digne de prendre cette place.
La calcédoine est le chef de file de la famille des quartz, elle est composée de silice, de fibres de quartz et d’opale. La calcédoine est la pierre des avocats et des orateurs, Démosthène (homme d’Etat Athénien) en gardait une dans sa poche lorsqu’il préparait ses discours.
L’émeraude (du grec smaragdos) est un silicate naturel d’aluminium et de béryllium de couleur, vert jaune, vert bleu, elle fait partie de la famille des béryls. Elle est à double facette, elle peut porter bonheur si elle est offerte sous de bons auspices, elle exige la fidélité. Chez les Romains, l’émeraude « Pierre de Vénus » suscitait l’amour dans le cœur de la femme à qui on l’offrait.
La sardonyx est une agate, comme elle, elle est un agrégat de quartz finement zoné mais avec de larges bandes rectilignes où les couleurs alternent d’une bande à l’autre et qui la rende semblable aux couches de la terre. Les prêtres de pharaon plaçaient le cœur des défunts sur une balance pour en juger le niveau d’évolution, c’était la pesée des âmes, l’âme gémissante s’écriait alors « Ô mon cœur, ne témoigne pas contre moi ! », des mots que l’on gravait sur des scarabées en sardonyx considérés comme puissamment magiques.
La sardoine ou cornaline fait partie de la famille des quartz, agate rouge cerise ou « pierre de sang », la variété rose ou rougeâtre est le symbole du martyr et de l’héroïsme, de très belles furent retrouvées dans les tombes égyptiennes consacrées à Isis, pendant la vie ils s’assuraient la protection de la déesse après la mort pour un bon voyage vers l’au-delà.
La chrysolithe ou péridot ou olivine est un silicate de magnésium et de fer, de couleur verte, vert olive, très employée au moyen-âge pour rehausser les objets de culte et les ornements d’église, elle fut toujours réputée efficace pour stimuler les dons de la prophétie, il était recommandé de la sertir sur or et la porter sur soi pour chasser les fantômes et les spectres de la nuit.
Le béryl du grec béryllos est un silicate d’aluminium et de béryllium, rose (morganite), vert (émeraude), bleu de ciel ou d’eau (aigue marine). Dans l’antiquité, on en fabriquait des miroirs magiques pour augmenter les dons de clairvoyance. Il était également utilisé dans le domaine des sciences occultes pour invoquer les esprits afin de connaître l’avenir, on le plongeait alors dans l’eau.
La topaze, fluosilicate d’alumine, jaune, rose, allant de plus incolore au bleu clair, du terme latin topazus emprunté au grec topazos désignant une mystérieuse île de la mer rouge où elle était trouvée mais difficile à localiser en raison des brumes et des vents violents qui l’entourait, dans l’antiquité on a reconnu à la topaze le pouvoir de conférer une vision momentanée de l’au-delà et de bannir ainsi la peur de la mort.
La chrysoprase est une calcédoine d’un vert pomme composée de silicate, de nickel qui lui donne sa couleur, elle fut en Angleterre la pierre favorite de la reine Victoria, les anciens dans la tradition populaire lui reconnaissait l’étrange propriété de préserver de la vieillesse.
La hyacinthe ou zircon, silicate de zirconium, les anciens lui attribuaient le pouvoir de donner des récoltes bienfaisantes, elle avait la fonction de porte-bonheur et on la considérait comme un signe de richesse.
L’améthyste est une variété violette des quartz (du grec amethystos, qui préserve de l’ivresse). Dans la tradition chrétienne, elle symbolise l’humilité et la sagesse. C’est la pierre de l’anneau épiscopal, dans la croyance populaire elle avait le pouvoir de mettre en fuite les démons et de neutraliser les sorciers. Les Romains taillaient des coupes en améthyste pour ne pas s’enivrer, ce fut la pierre préférée de Néron.
Le pouvoir de guérison de ces douze pierres
d’après Ste Hildegarde de Bingen, une grande mystique du Moyen-âge
La première, le jaspe rouge = surdité, otites, rhume de cerveau, rhinites, angines, troubles cardiaques, problèmes vasculaires, colère, cauchemars, anti-trac, stress, facilité d’élocution, clarté intellectuelle, concentration. A noter que Ste Hildegarde recommandait l’application de la pierre sur l’endroit malade ou trempée dans du vin).
La deuxième, le saphir = sagesse, yeux, stress, dépression, arthrite, nervosité, céphalées, tension. Application de la pierre ou la porter.
La troisième, la calcédoine = augmente les défenses immunitaires, système cardio-vasculaire, artérite. Porter au poignet ou au cou.
La quatrième, l’émeraude = cœur, oppression, rhumatismes, arthrite, yeux, migraines, bronchites chroniques, colopathie. Application de la pierre et dans la bouche.
La cinquième, la sardonyx = folie, colère, nervosité, atténue les passions, développe la volonté. Mettre la pierre dans la bouche.
La sixième, la sardoine ou cornaline = grippe, méningite, améliore l’ouïe, infections, otites, hémorragies, hémorroïdes, élimination rénale, dépression. Application de la pierre ou la tremper dans du vin.
La septième, la chrysolithe = rachitisme, trouble de la croissance, anémie, gastrite, hépatisme, fièvre, palpitations. Par contact, porter la pierre.
La huitième, le béryl (aigue marine) = maîtrise, émotions, digestions, reins, allergies cutanées, laryngite, enrouement. Application de la pierre.
La neuvième, la topaze (impériale) = cataracte, conjonctivite, rate, empoisonnement, arthrite, arthrose, lithiase biliaire, stérilité, troubles de la ménopause, eczéma, furoncles. Application de la pierre ou la porter.
La dixième, la chrysoprase = arthrite, crampes, rhumatismes, épilepsie, obsession, colère, agressivité. Par contact, porter la pierre.
La onzième, la hyacinthe = maladie des yeux, vue, maladies infantiles, fièvres, eczéma, éruptions, antistress, cœur et angoisses, troubles veineux. Application de la pierre.
La dernière, l’améthyste = tâche de rousseur, de vin, soins de la peau, œdèmes, soins de la peau, désintoxication (alcool, tabac, drogue), angoisse, maîtrise de soi, concentration. Par friction et application d’eau d’améthyste, porter la pierre.
Les Douze Pierres et le Zodiaque
1ère, le jaspe signe du Bélier (pareil au sombre chaos des origines).
2è, le saphir signe du Taureau.
3è, la Calcédoine signe des Gémeaux.
4è, l’Emeraude signe du Cancer.
5è, la sardonyx signe du Lion.
6è, la sardoine signe de la Vierge.
7è, la chrysolithe signe de la Balance.
8è, le Béryl signe du Scorpion.
9è, la Topaze signe du Sagittaire.
10è, la chrysoprase signe du Capricorne.
11è, la hyacinthe signe du Verseau.
12è, l’améthyste signe des Poissons.
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